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L’époque des générations perdues

Nous avançons avec le vent,
Dans l’univers sacré,
S’étalant aux portes de nos cerveaux,
Et sous nos peaux bien encré,
Nous prenons les devants,
Nos sens éveillés,
Perçoivent les signes d’un cerf volant,
Dans toutes les directions,
Nous cherchons, nous recherchons,
Les infos, les livres, les données,
Les articles, les traductions,
Les archives sous scellés,
Les docs, les dossiers,
Les parutions,
Exacte, c’est ça!
Nous sommes la révolution!

Bombardés d’animes, de films, de séries, de sons, de fictions,
De musiques, de pubs, de commerces, d’images, de goûts, de miellats, d’odeurs, de tabacs, et cetera,
En continu sur nos toits, comme une pluie d’acide formique qui s’abat,
Nous résistons, car nous savons que l’indécence demeure reine,
Et qui mieux que le cochon pourrait couvrir son roi obscène,
Pas de secret, c’est écrit, les salopards fond des saloperies,
Il suffit de suivre le magot, affaire classée pour le porno,
La suggestion louvoie pendant que se resserre l’étau,
Il faut du foi gras pour faire tourner le jeu de lois,
Et des « credit default swap » pour toucher le gros lot,
Oui, parfois les cieux ressemblent à Las Vegas Parano,
Quand les industriels nous glacent d’effroi,
Remplissent les cimetières de tombeaux,
Que les médicamenteurs vaccinent à tour de bras,
Sûr qu’avec leur capsules y a de quoi faire un bon rodéo,
Et quand les crapules fourrent du tungstène dans nos lingots,
Une dure journée en enfer pour un triple salto arrière,
Comme un Fight Club Memento à la Pulp Fiction,
Tiens, voilà le président Jean Gabin en plein Inception!

Nous sentons, nous ressentons,
Le moindre chuchotement,
La plus infime trace de pas,
Petit à petit, nous prenons,
Nous comprenons, nous apprenons,
Le sens de nos prénoms,
La vie nous affaiblit, nous renforce,
Avant la bombe ce déclenche l’amorce,
Alors on se bat, on se bat pour elle,
Mais personne n’est parfait,
Et même les meilleurs décrochent,
Passent à côté, ratent le coche,
Se fracassent contre la roche,
On se fait des reproches,
On se querelle,
Pour des fonds de poches, pour des quenelles,
Et nous simple veilleurs en approche,
À gauche, à droite, nous gardons, nous regardons,
Pour trouver des solutions,
Au delà de la pauvre télévision,
Nous sommes drogués de l’amour du cœur de la Terre,
Ivres de la nature de son esprit,
Qui peut nous jeter la pierre?

Surement pas Mandela, Erin Brockovich, ou Gandhi,
Ni Horus, Boudha, Krishna ou la Vierge Marie,
Ni Moïse, ni Mohammed, ni Jésus Christ,
Ni Yahvé, Allah, et tutti quanti…

Bienvenue dans notre époque,
L’époque des générations perdues,
Pour nous le mot « fuck »,
Est gage de vertu,
Nous nous gavons à bloc,
De trucs farfelus,
D’idées tordues,
De produits de consommation,
Pour réjouir nos tentations,
Avant c’était déjà badant,
Requiem pour le mauvais rêve de maman,
Et 99 francs dans les dents,
Maintenant c’est l’isolement,
Tellement qu’on se demande si c’est vrai,
Mais qu’est ce que ce sera après..?

L’humilité anarchique ne vaut elle pas mieux,
Que l’égoïsme oligarchique?
Nous coopérons dans cette compétition,
Le temps nous guéri et nous vieillit,
Sans lui pas de fric,
Ni panache des corps célestes,
Ni Legendre, ni Gauss,
Pas de crash, pas de stress tests,
Parce que la réciproque est fausse,
Car même sans fonds il reste bien là,
Lourd comme le plomb,
À respirer du sans plomb,
Que c’est dur et qu’il fait moins trois,
L’important c’est de garder le cap,
Pour ça on mate, le dessous des cartes,
Demain qui sait, il fera peut être moins quatre,
Et pour refermer nos plaies, autant imprimer ce RAP…

La route est longue,
Derrière la scène et le spectacle,
On récupère des graines et on prend des claques,
Entre caresses et griffures,
S’emballent les mauvaises langues,
La crasse sous la dorure,
Et l’or couvert de saleté,
On trouve de tout dans cette réalité,
À condition de ne pas s’y noyer,
Ne pas déraper dans l’insanité,
Facile à dire, mais dur à réaliser,
Qu’il est difficile de faire le tri,
Et d’y arriver sans s’épuiser,
À force de mettre le feu,
On finit déshydraté,
Dans certains cas mieux vaut être seul que deux,
Pour apprécier le fruit,
Il faut en faire la cure,
À mauvaise énergie, mauvaise bouture,
Et mal accompagné, on peut se faire pomper,
Oublier nos priorité, tout laisser tomber,
Il nous faut être fort dans nos faiblesses,
Se pousser dans nos extrémités,
Jusqu’à nous sentir voler et déchirer nos laisses…

Bienvenue dans notre époque,
L’époque des générations perdues,
Pour nous le mot « fuck »,
Est gage de vertu,
Nous nous gavons à bloc,
De trucs farfelus,
D’idées tordues,
De produits de consommation,
Pour réjouir nos tentations,
Avant c’était déjà badant,
Requiem pour le mauvais rêve de maman,
Et 99 francs dans les dents,
Maintenant c’est l’isolement,
Tellement qu’on se demande si c’est vrai,
Mais qu’est ce que ce sera après..?

Toutes sortes de trucs,
Gravitent au dessus de ma nuque,
Autant syriens que turcs,
Hey! Normal si j’bifurque,
Qu’est ce que tu crois?!
L’OTAN ne vaut pas mieux qu’Al-Qaïda,
Les « blancos » pas mieux qu’les « Rabzas »,
Ce qui compte nous dépasse tous,
Et nous unis en quelques secousses,
Les forces qui résident en nous,
Font le pire et le meilleurs,
Nos actes reflètent nos cœurs,
Le miens doit approcher du bout,
Une crise de foi,
Je crois… ^,^’

Mon trouble est un signe de bonne santé,
Ailleurs que dans cette société malade,
J’ai dans la bouche comme un goût fade,
Mais les craintes et les erreurs qui m’attardent,
Se trouvent autre part compensées,
Et sur l’étang paisible je regarde,
Les nénuphars multicolores pousser…

On vit dans une déchetterie,
Du Super Trash devant chaque porte,
La France est morte,
Quel gâchis,
Ses petits enfants sortent,
Quand les parents ronflent dans leurs lits,
Trop tard pour les suivants,
Il n’y aura pas de survivants,
Désormais elle avorte,
C’est finit…

Pendant ce temps là l’insomnie rivalise avec l’hystérie,
Dans les mafias qui ordonnent cette folie,
Suggérant à la chaire fraiche,
Toutes sortent de valeurs malsaines,
On ne peut pas le rater,
C’est gros comme une baleine,
Où sont les sages de notre pays?
Sont ils de mèche,
Cachés, ou bien enterrés?
Bien loin des caméras de MTV,
Rajoutes BF ça t’fait une sale copie,
Du fast-food intox servi par des pitres,
L’agence France presse truc les informations,
Par exemple en modifiant les images et les sous-titres,
Pour les balancés ensuite au beau milieu des JT et des émissions,
À fin de provoquer des chocs, des clivages, des scissions,
Avec l’énergie des temples de la consommation,
Je suis un esclave dans ce monde en fission,
Dégouté de l’hypocrisie de haute altitude,
Exercée par l’extrême droite mondialisée,
Les grands propriétaires par qui nous sommes possédés,
Censés glorifier leurs attitudes,
Boostés par l’apparence et le matérialisme,
L’élitisme, la jalousie et l’égoïsme,
Mes efforts vains se changent en lassitude,
Même si je refuse de m’y plier et de vous exploiter,
Comme bien d’autre je ressens l’humanité,
Juste capable, ni premier ni dernier,
La mémoire de mes ancêtres,
Reste gravée au plus profond de mon être,
La guerre et l’industrie ronge notre berceau,
Comment pourrais je l’ignorer?
Cela détruit ce qu’il y a à mon rouge sens de plus beau,
Ce qui me fait rêver…

Bienvenue dans notre époque,
L’époque des générations perdues,
Pour nous le mot « fuck »,
Est gage de vertu,
Nous nous gavons à bloc,
De trucs farfelus,
D’idées tordues,
De produits de consommation,
Pour réjouir nos tentations,
Avant c’était déjà badant,
Requiem pour le mauvais rêve de maman,
Et 99 francs dans les dents,
Maintenant c’est l’isolement,
Tellement qu’on se demande si c’est vrai,
Mais qu’est ce que ce sera après..?

Il n’y a pas de bout,
Juste un départ qui s’éternise,
Sans arrêt nous digressons de bise en bise,
Lorsque l’on s’imagine au fond du trou,
Apparaissent les réponses à nos anciennes questions,
Le plus bas pour toi peut être le plus haut pour d’autres collègues,
Trouves ceux avec qui le partage sera bon,
Respires et vois clair au delà des règles,
Surpasses les mauvaises intentions,
Avec les qualités et la sagesse du silence,
Sans te laisser marcher sur les pieds,
Gardes patience,
Car il n y a que toi qui saches la vie que tu veux mener,
La vitesse et le rythme de ton existence,
En toi se trouve leurs sens,
Médites pour affiner tes choix,
Avant de te lancer dans le bain,
Touches l’eau et si c’est froid,
Passes ta main mouillée sur ta nuque pour éviter le choc thermique,
Évites les comportements excessifs et malsains,
Sublimes ton destin pour rester serein,
Et parer toutes les répliques,
Au moment opportun…

Un mauvais pinard,
Même étiqueté du nom le plus alléchant,
Reste mauvais à boire,
Et c’est aussi valable pour ceux qui voudrait réécrire l’histoire,
Rien qu’un raisonnement bête et méchant,
Imposer un mensonge en le répétant,
Ne fait qu’augmenter sa taille,
S’adapter évite souvent les conflits inutiles,
Combien faut il de batailles,
De douleurs et de révolutions infertiles,
Pour comprendre que coopérer,
Nécessite humilité?

Bienvenue dans notre époque,
L’époque des générations perdues,
Pour nous le mot « fuck »,
Est gage de vertu,
Nous nous gavons à bloc,
De trucs farfelus,
D’idées tordues,
De produits de consommation,
Pour réjouir nos tentations,
Avant c’était déjà badant,
Requiem pour le mauvais rêve de maman,
Et 99 francs dans les dents,
Maintenant c’est l’isolement,
Tellement qu’on se demande si c’est vrai,
Mais qu’est ce que ce sera après..?

© Ituh Pélo.

J’ai écrit ce texte que je souhaite partager, j’en autorise donc la copie à condition qu’il soit fait mention de la source, bien entendu, merci.

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