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Feu

Voici le Feu!
Voilà la fin,
De ce jeu,
Plus qu’un,
Deux, trois,
À dieu l’anaconda,
Ne pactise pas,
Ne s’approprie pas,
Rentre dans le tas,
Avec la baraka!

Viens me chauffer,
Si tu veux t’enflammer,
J’ai le kit rêvé pour flamber,
Tu risques de finir en macramé,
Un incendie est si vite arrivé,
Londre, Sion, Berlin, Paris,
Éphèse, Carthage, Jérusalem, Rome,
Edo, Alexandrie, Constantinople, Babylone,
Pourquoi la gloire, la raison, les icônes?
Si l’être humain m’utilise et me respecte si peu,
Je suis comme le Krakatoa, le mont Aso, le Corbetti,
Comme le vésuve en furie qui dévaste Pompeï,
Ou le Yellowstone qui ravage les États Unis,
L’indomptable fruit, d’une intense CME,
Un événement cataclysmique,
Bouleversant les contrées les plus cyniques,
Appel les pompiers, ils reviendront atteints de pyromanie,
Je suis endurant comme un coureur Éthiopien,
Mes traces persistent telles des signes Égyptiens,
Sur des feuilles blanches défile l’étincelle de l’humain,
Glisse et zigzag comme un rien, tel un bobsleigh jamaïcain,
La folie s’en va, en cendre, je joins mes mains,
M’apprête à te rendre, ce qui t’appartient,
Au revoir, à bientôt, on se reverra,
Loin… Dans les sous terrains…
Tout en bas, tout là haut…
Dans le noir, le chaos…
Ah! Ah! Ah! Ah!
Ils croient???
(Ah! Ah! Ah! Ah!)
La paix…
C’est juste..

Le Feu, la fin,
De ce jeu,
Plus qu’un,
Deux, trois,
À dieu le python indien,
Ne joues pas,
Ne pactises pas,
Ne t’appropries pas,
Rentre dans le tas,
Avec la baraka!

À mon contact tout s’évapore,
Sauf celle pour qui je suis,
M’enfermer dans un coffre fort,
C’est m’offrir le paradis,
Comme le vide dans l’asphalte,
Un bouquets de gazs au bout des doigts,
Les uns fuient les autres se débattent,
Je réchauffe les pauvres et les rois,
Éloigne les serpents et attire les insectes,
Portés par le vent ou au bout d’un fil de soie,
Tous captent l’intellect,
Certains craignent ma passion,
Car j’altère la matière, les objets,
Les formes sous pression,
Ma force d’esprit effraie,
Rassemble et sépare à nouveau,
Les plus subtiles combinaisons,
À base de carbone & H2O,
Je libère tant d’essences & de poisons,
Qu’en moi tout redevient équitables,
Le fort, le faible, stable ou instable,
Les qualités, les défauts,
Sont égaux…

Le Feu, à la fin,
De ce jeu,
N’est plus qu’un,
Cheval de Troie,
À dieu le Cobra,
Ne pactises pas,
Ne t’associes pas,
Laisses circuler les humeurs,
Et s’écouler leurs lueurs,
Éprouves la vigueur,
De mes petits bras,
Perçois le flux d’Indra,
Dans la baraka!

Dansez, chantez, rimez autour de moi,
Comme vous vous alimentez de ce qui grésille,
Sur mon foyer, mes bûche, mes brindilles,
Je me nourris de vos auras,
Et ma chaleur réchauffe vos corps froids,
Venez et regroupez vous tous,
Partager mes braises,
Je vous offre mon énergie,
Qu’elle vous accompagne jusque dans la brousse
Puissiez vous franchir les monts et les falaises,
Les ravins abruptes et les sentiers maudits,
Les crêtes vertigineuses et les taudis,
Tenez, prenez et écoutez mes craquements,
Ils vous guideront dans le néant,
Des poussières ardentes s’envolent,
Comme de belles lucioles,
J’aspire le vent dans mes racines,
Et mes éclats vous illuminent…

Je suis le feu, je brûle,
C’est ma nature,
Sans amour,
Je ne me consume,
Appel d’air & bruit sourd,
Je suis le feu, je hurle, je fume,
Sens moi dans le creux,
De tes mains obscures,
Je suis dangereux,
Juste comme toi,
Mais je peux aussi,
Sauver des vies,
Selon les choix,
Pardon aux innocents,
Passant au « mauvais endroit »,
Au « mauvais moment »,
Surpris par le glas,
Des bombardements…

Je transforme les villes en ruines,
Il n’y pas que des meurtriers que j’élimine,
Je m’approprie ceux qui s’approprient mon image,
Et renvoie leurs intentions aux prétendus propriétaires,
Tout comme les sages récoltent les signes de leurs messages,
Les émotions de l’être s’immiscent dans l’avoir pour faire lumière,
L’instrument du paraître permet de communiquer,
Mais lorsqu’il devient une fin en soi,
Le miroir se fait illusion,
Il retourne de fausses réalités,
Trompant l’œil et troublant la vision,
Ainsi mon champ varie selon ce qui l’emploie,
Je possède mes aveugles et accompagne ceux qui voient…

Le Feu, à la fin,
De ce jeu,
N’est plus qu’un,
Cheval de Troie,
J’embrase la fraternité,
Inspire les être esseulés
À dieu les tourments, à dieu le poids,
À satan les roses croix..!
Ainsi va mon Karma,
Sèches tes larmes,
Sonnes l’alarme,
Donnes le la,
Sois droit,
Bas toi!
Juste nous,
Résistes à tout…

© Ituh Pélo.

J’ai écrit ce texte que je souhaite partager, j’en autorise donc la copie à condition qu’il soit fait mention de la source, bien entendu, merci.

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2 Réponses

  1. jp31

    VU ! Merci , très beau texte
    ,,

    1 septembre 2014 à 6 h 44 min

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