Archives de mai, 2014

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Voyage pour chat

Assis sur une branche,
A l’orée d’un bois,
Arpentant les toits,
Trottinant sur les planches,
D’un échafaudage,
En équilibre sur une rambarde,
Allongé sur un rocher encore chaud,
A l’ombre d’un vieil arbre,
Regardant les oiseaux,
Chanter sur la plage,
Et au-delà des feuillages…

Fatigué mais rassasié,
La chasse à la souris a échoué,
Essoufflante, mais bien fait,
Car d’ici sortait un criquet,
Hystérique et affolé,
Emmenant le chat,
Vers une nouvelle proie,
De copieux restes dérobés…

Une forme de vie subtile,
Danse et joue avec des fils,
Parfois elle passe par là,
Car elle aime bien le chat,
On ne doit prononcer son nom,
Elle préféra la discrétion,
Une simple interrogation,
Reste pour de bon,
Lorsque l’on remarque,
Son calme et la plénitude,
Dans son attitude,
Qu’est ce qui l’embarque,
Avec tant de certitude?

Dans son égarement, pourtant,
On la soupçonne plus crédule,
Renfermant secrètement,
Mille & un serments qui s’accumulent,
Enterrés sous son voile doux,
Nulle part & partout,
Tandis qu’elle s’étend,
De tout son long,
Sur la moitié d’un banc,
En baillant longuement,
Envoutée par des chansons,
Douées d’une certaine passion,
Celles d’un charmant inconnu,
Quelque peu farfelu,
Fredonnant les airs,
D’un amour éperdu,
Miaulement triste et émouvant,
Timidité d’un animal solitaire,
Au relationnel éprouvant…

Elle sent ce qui se passe,
Et comprend ce qu’il ressasse,
Elle voit le rêve qu’il subit,
Tout en ronronnant,
Il a les griffes sorties,
Ses nerfs ne sont pas endormis,
Comme pour sans cesse le tenir éveiller,
Comme un funambule,
Qui serait somnambule,
Mais il se sent vite agressé,
Et il finit par s’en aller…

Assis sur une branche,
A l’orée d’un bois,
Arpentant les toits,
Trottinant sur les planches,
D’un échafaudage,
En équilibre sur une rambarde,
Allongé sur un rocher encore chaud,
A l’ombre d’un vieil arbre,
Regardant les oiseaux,
Chanter sur la plage,
Et au-delà des feuillages…

Il est perché tout en haut,
Et ne veut plus redescendre,
Il contemple un jeu de cerceaux,
Flotter sur l’eau comme une offrande,
Fictive et puissante,
Elle lui rappel avec beauté,
L’espoir et la liberté,
Une position ambivalente,
Prise à contre pied,
Par l’innocence immaculée,
Sur une page de l’histoire,
Trop vite tournée,
L’évidence démontrée,
Par le fruit du hasard…

Future de victoires et de paix,
Le chat perse tous les secrets,
Apprend avec rapidité,
Sept faiblesses à travailler,
Huit horaires à méditer,
Dans les temps pliés…

Sans s’en rendre vraiment compte,
Il changeait de points de vues,
Avant que la fièvre monte,
Migrait déjà la maladie,
Une chose apparue,
Surement malgré lui,
Entretenait sa santé,
Toutes ses facultés,
Organisait l’équilibre,
Unissant chaque fibre,
Tourbillonnait beaucoup,
Entortillant les fils partout,
L’empêchait de décrocher,
Et le touchait à l’intérieur,
Profondément jusqu’aux racines,
Il passait son temps à se le reprocher,
Tout en cherchant à devenir meilleur,
Ainsi il continuait de courber l’échine,
Lorgnant la pendule qui rythme le labeur,
Jusqu’à ce que le voyage en boîte se termine,
Tenant à tomber sur les pattes, tout en finesse,
Méditant dans l’espace ses dernières prouesses…

Assis sur une branche,
A l’orée d’un bois,
Arpentant les toits,
Trottinant sur les planches,
D’un échafaudage,
En équilibre sur une rambarde,
Allongé sur un rocher encore chaud,
A l’ombre d’un vieil arbre,
Regardant les oiseaux,
Chanter sur la plage,
Et au-delà des feuillages…

© Ituh Pélo.

J’ai écrit ce texte que je souhaite partager, j’en autorise donc la copie à condition qu’il soit fait mention de la source, bien entendu, merci.

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Instinct vivant humain

À chaque problème,
On se réfère au système,
T’as le corps qui déraille,
Pourquoi pas te bourrer de cachetons,
La banlieue s’encanaille,
Et on la remplie de matons,
Le paysage se dégrade,
Alors on le fortifie,
On rajoute du gris,
C’est la mode des fausses parades,
On nous créé tout ces problèmes,
Pour nous pousser à mendier,
Des solutions préprogrammées,
Et quand on voit les addictions,
De notre société,
A toujours plus s’endetter,
Bien comblés de nos rôles de pions,
On se dit qu’on tourne en rond,
Et que ça profite toujours aux mêmes,
Malgré cette évolution massive,
La bêtise humaine,
Ne manque pas de salive,
Les ravages sont bien réels,
Et le carnage qui arrive,
Va recycler notre géante poubelle…

Je propose,
De croire en la vie,
De tendre la main à l’autre,
D’encourager la résistance,
Faire confiance au peuple,
De transformer la haine en amour,
Briller pour servir à faire briller les autres,
Donner du courage!
Je veux briser la glace et éteindre le feu,
Donner de l’espoir et laisser un témoignage utile,
Ressourcer la terre,
Semer des graines,
Et laisser derrière moi des fruits.
Je veux participer,
A la lutte de l’humain,
Contre la cupidité et l’égoïsme des minorités,
M’éloigner des masses,
Et partager mon individualité avec celle d’autrui.
Je veux faire face à mon égo,
Ne pas me taire devant les vices,
Dominer mes peurs, mes inquiétudes, mes craintes…

Ne jamais laisser les clefs à mon mental,
Rendre son sens à mon intuition,
Savoir me mettre à la place des autres,
Et reconnaître l’intelligence qui se cache en chaque être vivant.

Ce qui m’intéresse c’est de réfléchir par moi même,
Tout en sachant porter une oreille attentive,
Sur la réflexion des autres,
Mais me faire mon opinion,
Forger mon propre avis lorsque c’est nécessaire,
Et ne pas réitérer bêtement des raisonnements qu’on veut que j’applique…
Je souhaite vivre en chair et en os,
En émotions, en sentiments et pas travailler machinalement,
Comme un robot effectuant continuellement ce que lui dicte sa puce!

Je ne veux rien lâcher à la bête que les oligarques croient sublimer en moi,
Me protéger de la pub et de la propagande,
Tout en m’en informant,
Pour être le plus conscient possible des pensées qu’on veut m’imposer.

Par dessus tout je rêve de combattre les causes de toute la merde qui s’oppose à la vie,
Avec des armes subtiles,
Qui ne font ni couler le sang, ni souffrir,
Sans violence physique inutile,
Qui ne tuent que la connerie, l’hébètement,
La sensation de supériorité, et le superficiel…

J’enragerai,
Tant que je verrais,
Ces milliards d’individus inconscients,
Gobant mollement,
Le plus possible de saletés,
Consommant en permanence,
Des produits indigestes,
Toxiques, mutagènes,
Blindés de substances chimiques et dénaturés…

Tout ça provoqué, engrainé et propagé,
Par des idées malsaines, ultra matérialistes,
Trompeuses, parasitantes, incestueuses,
Sataniques, arbitraires et sectaires,
Totalement dépourvues d’humanités…

Je ne m’allongerai jamais de mon conscient,
Je resterai debout devant ces clans croyant dominer,
Si je me baisse ce sera pour mieux les induire en erreur,
Et en une fraction de seconde j’aurais déjà les flammes dans le viseur,
Sous estimez moi, je suis là pour ça!

Il n’empêche que pour éviter mon tsunami,
Ils devront se lever de bonheur,
Car j’ai déjà compris,
Que mon corps n’est qu’un leurre,
Comme le haut de l’iceberg,
Il cache une énergie,
D’une sur-puissante ampleur,
Par rapport à mon enveloppe,
Qui un jour va trouver la mort,
Mon esprit continuera sa quête,
Décuplera ses forces et submergera leurs forts,
Jusqu’au terme de leur défaite,
Je ne lâcherais pas une miette,
Qu’ils se préparent à disparaitre,
Car il n’y aura bientôt plus de place pour ces traitres…

Je partirais plus loin qu’ils n’ont et n’auront jamais imaginé,
Je donnerais tout et ça finira par fonctionner,
Il n’y a aucune raison que l’injustice prime éternellement,
Un jour je surprendrais ces morts vivants,
Ces suppôts du petit méchant,
Parce que je suis confiant,
Je sais que l’amour est grand…

La vérité et la confiance,
Prendrons la relève,
Du mensonge et de l’inquiétude,
Peu à peu s’élucide le mystère,
On finira par trouver la paix, la vraie,
Et abolir la guerre, la misère,
Car la foi prime sur le nihilisme,
Et l’intégration des différences,
Efface le conservatisme,
Laisser faire l’instinct vivant humain,
C’est mon point…

Source :
http://lesmoutonsenrages.fr/forum/viewtopic.php?f=36&t=4528