Galerie

Fracture hydraulique

On se croirait à l’asile,
C’est pourtant bel et bien la ville,
Les heures, les jours, les mois se suivent,
Et se ressemblent à la longue,
Lassés de voir passer les mêmes gueules défaites,
Usées par nos excès,
Par tous ces taffs stupides,
Et le stress du gong,
Des tâches répétitives,
Et des habitudes destructrices,
Le réveil donne les directives,
Cassant les nuits réparatrices,
La chute en fond d’écran,
Au ralentis en arrière plan…

J’emmerde la société franchaine,
Qui vibre au son des grosses firmes américaines,
Bouffe du mcdo et d’la viande ogm,
Tout en supportant le sport à la chaine,
Bercée par la morale de la consommation,
Pourrie par l’égocentrisme et la corruption,
J’refuse votre connerie,
Cette mode de vie,
Tous abrutis par la novlangue,
Confondre temple et « galerie marchande »,
Soutenir des loups déguisés en brebis,
Mariant génocides et technologies,
Comme si ces faux culs se souciaient de la base,
Ces prostituées faussement politisés,
Ignorant le sens du mot Démocratie,
Cette bande de drogués ivres morts jusqu’à l’extase,
Qui voudrait m’apprendre à penser,
Entre deux rails de coke,
J’parle de ces irresponsables glauques,
Accrocs aux coups fourrés,
Échappant à la justice car sur-merdiatisés,
Autant que ceux qui vendent des stupéfiants légaux,
Mais quelle bande de fumiers,
Ces sales escrocs,
Tous ces exilés,
Dans les paradis fiscaux!

Je les rejète,
Tous ces zouaves au parlement,
Pardonnez si je m’répète,
Si je n’suis pas très élégant,
Mais j’dois dire que chaque loi qu’ils fêtent,
Est un nouvel argument,
Surtout au mois d’Aout lorsqu’ils rivalisent avec les charognards,
Ou quand l’autruche s’enferme à double tours dans un placard!

Je veux sortir!
Laissez moi sortir!
Laissez moi sortir ou mourir!
J’vais tout déglinguer et abattre ce système,
Le ruiner avant qu’il me bouche les veines,
Laissez moi respirer!
Vous.. Vous m’ét.. Vous m’étouffez!
V.. V.. Vous me.. Je.. suf..fo..que…

Vous prônez le pacifisme, la non violence, et le rose bonbon,
Et bla bla bla…
Mais qu’est ce que j’m’en tape de votre syndicalisme à la con!
Y a que le droit d’se prendre des doigts,
Ouvres là et tu t’manges le bras!
Dans ce milieu je me transforme en poison,
Et tant mieux si mes paroles sont infernales,
À ces pantins désarticulés,
Pendant que la sève monte dans leurs colonnes vertébrales,
Perchés dans des délires mystiques,
Faudrait que je livre mon sang à des moustiques,
Que j’sois désespéré, choqué, terrorisé,
Nuance, je suis galvanisé!
J’espère voir les rôles s’inverser comme vos graphiques,
Apercevoir un jour les véritables données démographiques,
Parce que vous élevez au rang de divinité,
Un fonctionnement qui détruit l’originalité…

Est ce la vérité qui blesse ou/et moi qui déconne?
Mon manque de sagesse qui me fait dépasser les bornes?
Pourquoi suis je incapable de communiquer,
Qu’est ce qui me traverse, emprisonne mon esprit,
Et se reflète dans ce que je décris?
Mes idées s’enfuient sans s’imprimer,
Je me sens complètement décérébrés…
Suis je possédé?!

Une étendue de poussière beige se jète dans l’océan,
Chaque passage ressemble au premier,
Plus on avance et plus on perd pied,
Puis on se débat pour surnager,
Avec plus ou moins de talent,
Avant de s’habituer,
Mais comment flotter dans un mixeur?
Demandes aux oiseaux,
Demandes aux poissons,
Parles leur en bulles ou joues leur du pipeau,
Sure qu’ils te répondront,
Avec un rire moqueur,
Parce que t’as à peu près autant de chance,
Que de trouver un franc en France,
Ou d’voir des liasses de billets de cinq cent,
Jaillir d’un distributeur…

 du rêve,
Du rêve, du rêve,
Et des millions d’Hirondelles,
On comate sous la passerelle,
Pendant que les poumons crèvent,
De la terre frite,
Dans tout ce frique,
De l’illusion démagogique,
D’une société patriarcale émérite,
Le paysage de chaque journée,
S’y trouve éparpillé,
On rêve d’extrêmes,
De publicités obscènes,
D’une mandarine essorée,
Par des perceuses illimitées,
De l’une ou l’autre scène,
Du film d’avant hier soir,
De dangereux messagers,
Tentent de s’y infiltrer,
Et la vache sacrée,
S’en trouve parasitées,
Cela déforme le décore,
On rêve de nos problèmes,
Rangés dans des tiroirs,
Et puis on fait toujours les mêmes,
Quand stagne notre histoire,
On rêve qu’on rêve encore,
Lorsque la vie devient un cauchemar,
Et le peu dont on se souvient,
Nous laisse souvent perplexe,
Parce que l’inconscient appartient,
A un ensemble bien complexe,
Laissant libre cours à nos pensées,
Des plus folles jusqu’aux plus concrètes,
Tant qu’elles ont besoin d’être distraites,
Avant de trouver la sérénité dans la simplicité…

Tout prendre sur soi,
Bien qu’incapable de se supporter,
Arrive l’heure où on finit par craquer,
Sous le surpoids,
Les larmes ne se retiennent indéfiniment,
Elles couleront toutes à un moment,
Parce que c’est vital de pleurer,
Presqu’autant que boire et manger,
Cela change tout à l’intérieur,
Pourquoi le voir comme une faiblesse?
Vouloir cacher la douceur,
Comblant nos douleurs,
Devant la petitesse,
Des regards moqueurs,
Le sien étant le pire des facteurs,
Et si notre vie est merdique,
Il n’y a pas que nous que ça implique,
On pourrait peut être se laver,
Pour commencer à se ressourcer?

© Ituh Pélo.

J’ai écrit ce texte que je souhaite partager, j’en autorise donc la copie à condition qu’il soit fait mention de la source, bien entendu, merci.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s