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Message

Aller retour,
Passant deux fois par le chemin,
Apercevoir l’amour,
Dans un voyage sans fin,
En dehors de sa portée,
Tendre la main,
Et espérer…

Message au vide,
Dans une enveloppe rouge,
Sans destinataire,
L’air de rien les lettres couvent,
Formulent des idées,
Sans propriétaire,
Personne ne serait assez… Chtarbé!

Du bout de mes doigts,
Et avec mes inconvénients,
Je navigue dans les bois,
Sur un ballon volant,
Je sais bien que mes tentatives,
Ne sont que des essais de vivre,
En revanche j’ignore pourquoi,
Pourquoi ce qui s’écrit fait mon bonheur?

Normalement, ça devrait faire longtemps,
Longtemps, ouais longtemps que j’aurais du arrêter,
M’acheter une console et une télé,
Être payé à rien branler,
Dans un environnement réducteur,
Jouer à détruire et tuer,
M’ébahir devant les raisonnements séducteurs,
Jouir du confort qu’offre la modernité,
C’est ce que font les gens normaux,
Pourquoi ne pas se plier à leurs idéaux,
Et devenir à mon tour un imposteur?
Ignorer et répéter mes erreurs…

En fait, je suis conscient d’être une erreur,
Mais j’ai l’impression de construire,
Quelque chose qui ne nécessite,
Pas vraiment de réussite,
L’important c’est le contenu,
La force qui habite,
En moi et m’abrite,
Grâce à laquelle je suis revenu,
Si seulement je pouvais exprimer,
Tout sauf moi sans m’impliquer,
M’effacer me fondre au huitième plan,
Juste pour laisser visible l’immensité,
Qui règne en chaque élément…

Alors il ne resterait plus une trace,
Car dans cette mort tous mes sentiments trépassent,
Et je suis bien insignifiant,
Mais aussi unique,
Ce qui sous entend,
Que l’erreur se complique,
Ceci me rend efficace,
Pour combler mes lacunes,
En fin de compte si je m’en débarrasse,
Je m’aperçois parfois que l’erreur n’en est pas une…

Suis je capable de m’accepter,
Me faire confiance malgré la hâte journalière,
A fin de pouvoir me prouver,
Que j’ai ma part à dire et faire sur cette terre?

Certainement,
A cela près que je ne m’identifie pas à autrui,
Car le jeu mental ment,
Et l’hypocrisie à la longue me meurtri,
Surtout si je m’en persuade,
Cela rend mon esprit malade,
Je ne suis pas non plus ce que je créé,
Ce que j’écris, dit, ou fait,
Seulement un humain qui peu à peu disparaît,
Du squelette qu’il est en train de dessiner…

Bien,
Maintenant regardes ces quelques lignes,
Elles correspondent avec ceux qui font les liens,
Se démarquent des autres et soulignent,
Que pour toute lecture, toute respiration, tout échappement,
Il faut d’abord de bons poumons et de bons reins,
Au destinataire, au récepteur,
Comme au compositeur,
Ou bien à l’écrivain,
Pour surpasser la rupture des émotions dans le relâchement,
D’où chacun fait son tri dans son coin,
Avec ses repères et ses humeurs,
Au rythme des hauts parleurs,
Est ce que tu comprends,
Que la beauté, l’intelligence, et la justice,
Ne se maitrisent ni individuellement ni collectivement?

Alors dis moi comment,
Une société fondée sur le sens du vice,
Peut prétendre exister en contrôlant et classifiant,
Chaque être, chaque chose, pour que le plus parfait soit filtré,
Rassemblant la noblesse, la richesse, dans un ordre décrété?

Bagage de rien du tout,
Plane au dessus d’un multivers,
Il ne voit pas le bout,
De cette rivière,
Et il n’est pas près de le faire,
Car on a oublié,
De l’adressé…

Envoie volontaire,
D’un courrier solitaire,
Friser le ridicule,
Et atteindre le ki,
Briser le matricule,
Et toucher le fond du puits,
En se relevant on prend conscience,
De la puissance et des conséquences,
Des coups que l’on a pris,
Lors du dernier se révèle notre esprit,
Et celui là fait parti de ceux ci,
Dans l’oublie que je reproduis…

En l’illusion que l’on se fait des choses,
Se cache notre virtuose,
Mais il nous envenime,
Si rien ne l’anime,
Du décollage à l’atterrissage,
Sur l’horizon voguent nos mirages,
Ils nous guident là où nous sommes,
Sous toutes les formes,
Et à tous les âges,
Pas de combine, aucun réglage,
Pour la routine de ce message…

© Ituh Pélo.

J’ai écrit ce texte que je souhaite partager, j’en autorise donc la copie à condition qu’il soit fait mention de la source, bien entendu, merci.

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