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L’usine

Il y a des esclaves enchainés, 
Dans l'usine, 
Enchainés à un réseau câblé, 
Qui les cuisine, 
Ils perdent la tête, 
Sans savoir ce qui leur arrive, 
De la bouffe en miettes, 
Et des jeux truqués pour survivre, 
Ils ne connaissent que trop de mensonges, 
Inventés par leurs dieux ratés, 
Comme des éponges, 
Absorbant un liquide frelaté, 
Ils sont contents, 
Contents de s'amuser, 
Ignorant leurs carcans, 
Car des médicaments, 
Leurs donnent l'illusion de rêver... 

Certains d'entre eux, 
Savent quelques vérités,  
Ils ne vivront jamais heureux, 
Tant qu'elles ne seront pas dévoilées, 
Mais ils se taisent et encaissent les coups, 
Sinon c'est la torture et la mort, 
Ou la mise au trou, 
Voilà ce qui arrive aux "fous", 
Qui osent donner tort, 
A ce triste fonctionnement, 
Dépourvu de toute forme de Liberté, 
Car les interdits fondent cette partie de la société, 
Jusqu'à l'interdiction de souffrir, 
Et des éprouvettes pour se reproduire, 
On obéis ou on se pend, 
Silencieusement le cas échéant... 

Le bruit infernal des machines, 
Dans la fatigue et la peur, 
Soumis par la terreur, 
Trop de lenteur donc moins de cantine, 
Le bon travailleur, 
Doit marcher pieds nus sur les épines, 
Transformer la matière première, 
En énergies ou en produits, 
Tout en portant fièrement la bannière, 
De la divine industrie, 
Acheter, consommer, 
La chose humaine modèle perfectionnée, 
Traitée comme une vulgaire marchandise, 
L'Homme machine déshumanisé, 
Doit accepter la terre promise... 

Les enfants naissent ainsi, 
S'ils survivent aux vaccins, 
Ils doivent gagner leurs vies, 
Mais on ne leur tend pas la main, 
Personne ne leur a dit, 
Qu'ils étaient déjà nés, 
Non, pour naître il faut bûcher, 
Encore et encore pendant toute l'enfance, 
Pour plus tard, pour l'avenir, 
Mais après ce sera pire, 
Ils ont de la chance, 
De courir sans fin après des buts inaccessibles, 
Pour tant d'autres c'est impossible, 
Ceux qui n'ont pas la bonne taille, 
La bonne forme, la bonne couleur, 
Ceux que l'on élimine car ils défaillent, 
Les anormaux, les imparfaits, les râleurs, 
Ou tout simplement par soucis de régulation, 
Les yeux, les cheveux, le sexe, 
Font partie de la sélection, 
Pour le génome parfait recherché, 
Sans gênes ni complexes, 
Et puis on expérimente, on teste, 
Sur les autres cobayes, sur le reste... 

Autour de l'usine resplendit, 
La nature dans toute sa beauté, 
Dans les forêts, près des cours d'eau, 
Les collines, les monts et les vallées, 
Viennent jouer les animaux, 
Comme dans un paradis, 
Vivant au rythme des saisons, 
Raconte une vieille dame mourante, 
Ils la croient dérangée, inconsciente, 
Mais elle a bien raison, 
Et personne ne le voit, 
Sur toute la population, 
Une seule famille élue en a le droit, 
Autoproclamée, elle règne sur le monde, 
Pendant que les moins que rien vagabondent...

© Ituh Pélo.

J’ai écrit ce texte que je souhaite partager, j’en autorise donc la copie à condition qu’il soit fait mention de la source, bien entendu, merci.

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