Galerie

La chambre de l’été

Au calme éloigné, 
Dans un recoin, 
De la chambre de l'été, 
Se joue une symphonie, 
Celle d'un esprit, 
Qui reste serein, 
Malgré le bruit, 
Des condamnés, 
Les cris désespérés, 
Des corps à l'agonie, 
Les slogans guerriers, 
Des propagandes télévisées, 
Avec tout un lot de suggestions, 
D'incitation à la surconsommation, 
La tension exponentielle, 
Pour le stress graduel, 
La déformation des signes, 
Et tout ceux qui se résignent, 
Une voix intérieure le guide, 
Pour que convergent en lui, 
Différentes énergies, 
Elles décident, 
Puis il agit... 

D'autres entités tentent de s'y substituer, 
Et mettent ainsi en danger sa neutralité, 
Par tous les moyens, 
De tous côtés, 
Sans fin, 
Sous pression, 
Sans chercher la réflexion, 
Mais la petite bête dans la boîte à idées, 
Le vilain petit monstre qu'il faut écraser... 

Cette chambre silencieuse, 
Où quelques musiques sonnent parfois, 
Rarement vibrent ses parois, 
Elle n'est pas si joueuse, 
Dans son antre dorment tant de pensées, 
Elle seule s'en souvient, 
Innocences oubliées, 
N'ont qu'elle pour soutien, 
Une peau de chagrin, 
Pour quelques mots résistants, 
Rassemblés quelques temps,  
Dans la chambre de l'été... 

Celle qui sommeille en chacun, 
Où l'esprit enfin se souvient, 
Qui s'allume au crépuscule, 
De ces présents qui se bousculent, 
Et se résument en un,
Le chemin se referme, 
L'impasse efface les traces, 
Quelques intuitions germes, 
Se déplacent à voix basses dans l'espace, 
Elles passent du coq à l'âne, 
A dos d'éléphant, 
N'importe quand, 
En esquivant les pannes, 
Face aux adversaires féroces, 
Retrouvant de la force, 
En gardant finalement le cap, 
Par toutes les marées, 
Et puis s'il faut couler, 
Elles passent à la trappe, 
Celle qui se garde bien, 
A la hache ou à l'épée, 
Pour glisser au petit matin, 
Jusqu'à la chambre de l'été... 

Une fenêtre ouverte, 
Aspire les cauchemars, 
Loin de pleurer ces pertes, 
On respire l'air frais, 
Puis on redémarre, 
Et d'un trait, 
L'essentiel refait surface, 
Avec les mêmes yeux, 
Les mêmes images et les mêmes mots, 
Ce que l'on voit nous dépasse, 
Pas besoin non plus d'être trop curieux, 
De se mettre en cage en  jouant les paranos, 
Chaque point nous touche, 
Comme les notes d'une mélodie, 
On ressent une à une les gouttelettes de pluie, 
Comme une fine douche, 
Sur un corps invisible, 
L'ouverture simultanée, 
De champs imperceptible, 
A l'accoutumée, 
Lorsque l'indicible, 
Vient éclaircir la chambre de l'été...

© Ituh Pélo.

J’ai écrit ce texte que je souhaite partager, j’en autorise donc la copie à condition qu’il soit fait mention de la source, bien entendu, merci.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s