Archives de septembre, 2013

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Message

Aller retour,
Passant deux fois par le chemin,
Apercevoir l’amour,
Dans un voyage sans fin,
En dehors de sa portée,
Tendre la main,
Et espérer…

Message au vide,
Dans une enveloppe rouge,
Sans destinataire,
L’air de rien les lettres couvent,
Formulent des idées,
Sans propriétaire,
Personne ne serait assez… Chtarbé!

Du bout de mes doigts,
Et avec mes inconvénients,
Je navigue dans les bois,
Sur un ballon volant,
Je sais bien que mes tentatives,
Ne sont que des essais de vivre,
En revanche j’ignore pourquoi,
Pourquoi ce qui s’écrit fait mon bonheur?

Normalement, ça devrait faire longtemps,
Longtemps, ouais longtemps que j’aurais du arrêter,
M’acheter une console et une télé,
Être payé à rien branler,
Dans un environnement réducteur,
Jouer à détruire et tuer,
M’ébahir devant les raisonnements séducteurs,
Jouir du confort qu’offre la modernité,
C’est ce que font les gens normaux,
Pourquoi ne pas se plier à leurs idéaux,
Et devenir à mon tour un imposteur?
Ignorer et répéter mes erreurs…

En fait, je suis conscient d’être une erreur,
Mais j’ai l’impression de construire,
Quelque chose qui ne nécessite,
Pas vraiment de réussite,
L’important c’est le contenu,
La force qui habite,
En moi et m’abrite,
Grâce à laquelle je suis revenu,
Si seulement je pouvais exprimer,
Tout sauf moi sans m’impliquer,
M’effacer me fondre au huitième plan,
Juste pour laisser visible l’immensité,
Qui règne en chaque élément…

Alors il ne resterait plus une trace,
Car dans cette mort tous mes sentiments trépassent,
Et je suis bien insignifiant,
Mais aussi unique,
Ce qui sous entend,
Que l’erreur se complique,
Ceci me rend efficace,
Pour combler mes lacunes,
En fin de compte si je m’en débarrasse,
Je m’aperçois parfois que l’erreur n’en est pas une…

Suis je capable de m’accepter,
Me faire confiance malgré la hâte journalière,
A fin de pouvoir me prouver,
Que j’ai ma part à dire et faire sur cette terre?

Certainement,
A cela près que je ne m’identifie pas à autrui,
Car le jeu mental ment,
Et l’hypocrisie à la longue me meurtri,
Surtout si je m’en persuade,
Cela rend mon esprit malade,
Je ne suis pas non plus ce que je créé,
Ce que j’écris, dit, ou fait,
Seulement un humain qui peu à peu disparaît,
Du squelette qu’il est en train de dessiner…

Bien,
Maintenant regardes ces quelques lignes,
Elles correspondent avec ceux qui font les liens,
Se démarquent des autres et soulignent,
Que pour toute lecture, toute respiration, tout échappement,
Il faut d’abord de bons poumons et de bons reins,
Au destinataire, au récepteur,
Comme au compositeur,
Ou bien à l’écrivain,
Pour surpasser la rupture des émotions dans le relâchement,
D’où chacun fait son tri dans son coin,
Avec ses repères et ses humeurs,
Au rythme des hauts parleurs,
Est ce que tu comprends,
Que la beauté, l’intelligence, et la justice,
Ne se maitrisent ni individuellement ni collectivement?

Alors dis moi comment,
Une société fondée sur le sens du vice,
Peut prétendre exister en contrôlant et classifiant,
Chaque être, chaque chose, pour que le plus parfait soit filtré,
Rassemblant la noblesse, la richesse, dans un ordre décrété?

Bagage de rien du tout,
Plane au dessus d’un multivers,
Il ne voit pas le bout,
De cette rivière,
Et il n’est pas près de le faire,
Car on a oublié,
De l’adressé…

Envoie volontaire,
D’un courrier solitaire,
Friser le ridicule,
Et atteindre le ki,
Briser le matricule,
Et toucher le fond du puits,
En se relevant on prend conscience,
De la puissance et des conséquences,
Des coups que l’on a pris,
Lors du dernier se révèle notre esprit,
Et celui là fait parti de ceux ci,
Dans l’oublie que je reproduis…

En l’illusion que l’on se fait des choses,
Se cache notre virtuose,
Mais il nous envenime,
Si rien ne l’anime,
Du décollage à l’atterrissage,
Sur l’horizon voguent nos mirages,
Ils nous guident là où nous sommes,
Sous toutes les formes,
Et à tous les âges,
Pas de combine, aucun réglage,
Pour la routine de ce message…

© Ituh Pélo.

J’ai écrit ce texte que je souhaite partager, j’en autorise donc la copie à condition qu’il soit fait mention de la source, bien entendu, merci.

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L’usine

Il y a des esclaves enchainés, 
Dans l'usine, 
Enchainés à un réseau câblé, 
Qui les cuisine, 
Ils perdent la tête, 
Sans savoir ce qui leur arrive, 
De la bouffe en miettes, 
Et des jeux truqués pour survivre, 
Ils ne connaissent que trop de mensonges, 
Inventés par leurs dieux ratés, 
Comme des éponges, 
Absorbant un liquide frelaté, 
Ils sont contents, 
Contents de s'amuser, 
Ignorant leurs carcans, 
Car des médicaments, 
Leurs donnent l'illusion de rêver... 

Certains d'entre eux, 
Savent quelques vérités,  
Ils ne vivront jamais heureux, 
Tant qu'elles ne seront pas dévoilées, 
Mais ils se taisent et encaissent les coups, 
Sinon c'est la torture et la mort, 
Ou la mise au trou, 
Voilà ce qui arrive aux "fous", 
Qui osent donner tort, 
A ce triste fonctionnement, 
Dépourvu de toute forme de Liberté, 
Car les interdits fondent cette partie de la société, 
Jusqu'à l'interdiction de souffrir, 
Et des éprouvettes pour se reproduire, 
On obéis ou on se pend, 
Silencieusement le cas échéant... 

Le bruit infernal des machines, 
Dans la fatigue et la peur, 
Soumis par la terreur, 
Trop de lenteur donc moins de cantine, 
Le bon travailleur, 
Doit marcher pieds nus sur les épines, 
Transformer la matière première, 
En énergies ou en produits, 
Tout en portant fièrement la bannière, 
De la divine industrie, 
Acheter, consommer, 
La chose humaine modèle perfectionnée, 
Traitée comme une vulgaire marchandise, 
L'Homme machine déshumanisé, 
Doit accepter la terre promise... 

Les enfants naissent ainsi, 
S'ils survivent aux vaccins, 
Ils doivent gagner leurs vies, 
Mais on ne leur tend pas la main, 
Personne ne leur a dit, 
Qu'ils étaient déjà nés, 
Non, pour naître il faut bûcher, 
Encore et encore pendant toute l'enfance, 
Pour plus tard, pour l'avenir, 
Mais après ce sera pire, 
Ils ont de la chance, 
De courir sans fin après des buts inaccessibles, 
Pour tant d'autres c'est impossible, 
Ceux qui n'ont pas la bonne taille, 
La bonne forme, la bonne couleur, 
Ceux que l'on élimine car ils défaillent, 
Les anormaux, les imparfaits, les râleurs, 
Ou tout simplement par soucis de régulation, 
Les yeux, les cheveux, le sexe, 
Font partie de la sélection, 
Pour le génome parfait recherché, 
Sans gênes ni complexes, 
Et puis on expérimente, on teste, 
Sur les autres cobayes, sur le reste... 

Autour de l'usine resplendit, 
La nature dans toute sa beauté, 
Dans les forêts, près des cours d'eau, 
Les collines, les monts et les vallées, 
Viennent jouer les animaux, 
Comme dans un paradis, 
Vivant au rythme des saisons, 
Raconte une vieille dame mourante, 
Ils la croient dérangée, inconsciente, 
Mais elle a bien raison, 
Et personne ne le voit, 
Sur toute la population, 
Une seule famille élue en a le droit, 
Autoproclamée, elle règne sur le monde, 
Pendant que les moins que rien vagabondent...

© Ituh Pélo.

J’ai écrit ce texte que je souhaite partager, j’en autorise donc la copie à condition qu’il soit fait mention de la source, bien entendu, merci.


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La chambre de l’été

Au calme éloigné, 
Dans un recoin, 
De la chambre de l'été, 
Se joue une symphonie, 
Celle d'un esprit, 
Qui reste serein, 
Malgré le bruit, 
Des condamnés, 
Les cris désespérés, 
Des corps à l'agonie, 
Les slogans guerriers, 
Des propagandes télévisées, 
Avec tout un lot de suggestions, 
D'incitation à la surconsommation, 
La tension exponentielle, 
Pour le stress graduel, 
La déformation des signes, 
Et tout ceux qui se résignent, 
Une voix intérieure le guide, 
Pour que convergent en lui, 
Différentes énergies, 
Elles décident, 
Puis il agit... 

D'autres entités tentent de s'y substituer, 
Et mettent ainsi en danger sa neutralité, 
Par tous les moyens, 
De tous côtés, 
Sans fin, 
Sous pression, 
Sans chercher la réflexion, 
Mais la petite bête dans la boîte à idées, 
Le vilain petit monstre qu'il faut écraser... 

Cette chambre silencieuse, 
Où quelques musiques sonnent parfois, 
Rarement vibrent ses parois, 
Elle n'est pas si joueuse, 
Dans son antre dorment tant de pensées, 
Elle seule s'en souvient, 
Innocences oubliées, 
N'ont qu'elle pour soutien, 
Une peau de chagrin, 
Pour quelques mots résistants, 
Rassemblés quelques temps,  
Dans la chambre de l'été... 

Celle qui sommeille en chacun, 
Où l'esprit enfin se souvient, 
Qui s'allume au crépuscule, 
De ces présents qui se bousculent, 
Et se résument en un,
Le chemin se referme, 
L'impasse efface les traces, 
Quelques intuitions germes, 
Se déplacent à voix basses dans l'espace, 
Elles passent du coq à l'âne, 
A dos d'éléphant, 
N'importe quand, 
En esquivant les pannes, 
Face aux adversaires féroces, 
Retrouvant de la force, 
En gardant finalement le cap, 
Par toutes les marées, 
Et puis s'il faut couler, 
Elles passent à la trappe, 
Celle qui se garde bien, 
A la hache ou à l'épée, 
Pour glisser au petit matin, 
Jusqu'à la chambre de l'été... 

Une fenêtre ouverte, 
Aspire les cauchemars, 
Loin de pleurer ces pertes, 
On respire l'air frais, 
Puis on redémarre, 
Et d'un trait, 
L'essentiel refait surface, 
Avec les mêmes yeux, 
Les mêmes images et les mêmes mots, 
Ce que l'on voit nous dépasse, 
Pas besoin non plus d'être trop curieux, 
De se mettre en cage en  jouant les paranos, 
Chaque point nous touche, 
Comme les notes d'une mélodie, 
On ressent une à une les gouttelettes de pluie, 
Comme une fine douche, 
Sur un corps invisible, 
L'ouverture simultanée, 
De champs imperceptible, 
A l'accoutumée, 
Lorsque l'indicible, 
Vient éclaircir la chambre de l'été...

© Ituh Pélo.

J’ai écrit ce texte que je souhaite partager, j’en autorise donc la copie à condition qu’il soit fait mention de la source, bien entendu, merci.