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Longtemps

L'inspiration délicate,
La flamme qui embrase,  
La digestion d'une phrase, 
Puis la fumée qui s'échappe, 
Le dessin d'une nappe,
Sur une surface plate, 
Sort de sa case, 
Déforme le paysage, 
Lui donne un autre visage, 
Libre d'être à volonté, 
Première pensée, 
Il se réfléchit, 
En chaque observateur, 
Délivrant de multiples raisonnements, 
Au sein d'une lueur, 
Phare d'un océan, 
Où chaque goutte se distingue, 
Dans toutes sommeille l'eau, 
Elle relie les fardeaux, 
Éloigne des seringues, 
Et comble les points chauds... 

Longtemps... 

Longtemps les montagnes grandissent, 
Les étoiles brillent, les planètes tournent autour, 
Dans le cosmos s'étirent les galaxies, 
Longtemps les humains regardent avec humour, 
Partent en vrille et dépérissent, 
Fuient la vie et défilent dans du velours, 
Palabrent et jouent avec la psychologie, 
Longtemps ils peuvent saisir le bonheur, 
Mais ils s'entretuent en se croyant philosophes, 
Et c'est l'amour qu'ils apostrophent... 

Longtemps... 

Les particules voyagent, 
Dans l'obscurité des formes, 
Elles graves leurs âges, 
Sur des pierres qui dorment, 
Les énergies se déploient, 
Pour que l'être s'envole, 
Hurlent les aveugles, 
Sur le borgne roi, 
Le vase déborde, 
La reine devient folle, 
Dans le concert d'une jungle, 
Un chat veut la mordre...  

Longtemps... 

Les animaux se déchainent, 
Le sage se réfugie sous un arbre, 
Pendant que la terre saigne, 
Il laisse pousser sa barbe, 
Tente d'absorber la douleur, 
Cette souffrance ne peut se sceller, 
Dans un simple objet, 
Alors il demande s'il te plait, 
Pour réussir il faut essayer... 

Longtemps... 

Une femme cache les destins, 
Tout en montrant le vin, 
Elle cherche la vérité, 
Perdue dans le lointain, 
Une carte à la main, 
Et la liberté à ses pieds, 
Quelques mots la trouble, 
Quelques fautes stupides, 
Les conséquences l'intimident, 
Et son flux se dédouble, 
Elle sait les sortilèges les plus fins, 
Donc sa vigilance redouble, 
La patience l'emporte sur l'instinct, 
Elle s'élève dans le silence, 
En permanence... 

Longtemps... 

Longtemps les montagnes grandissent, 
Les étoiles brillent, les planètes tournent autour, 
Dans le cosmos s'étirent les galaxies, 
Longtemps les humains regardent avec humour, 
Partent en vrilles et dépérissent, 
Fuient la vie et défilent dans du velours, 
Palabrent et jouent avec la psychologie, 
Longtemps ils peuvent saisir le bonheur, 
Mais ils s'entretuent en se croyant philosophes, 
Et c'est l'amour qu'ils apostrophent... 

Longtemps... 

Ils ne savent plus leurs propres personnes, 
Nageant dans l'abstrait d'une réalité trop monotone, 
Des histoires glauques et des façades mornes, 
Évidemment qu'ils en avalent des tonnes, 
Dans ces rues qui se vident et s'assombrissent, 
Ces terrains vagues et ces quartiers tristes, 
Ils sont la preuve des erreurs politiques, 
Peu d'entre eux gardent leurs sens critiques, 
Et savent qui parmi ceux qui jurent en montrant la paume, 
Passent en fait des soirées dans des châteaux à violer des mômes... 

Longtemps... 

Apologie des armes et de la guerre, 
Tentation à la transgression, 
Ministère de la misère, 
Propagation de la fraction, 
Darwinisme social, 
Répression à coups de bâtons, 
Fumigènes et lacrymos, 
Pour la liberté d'expression, 
Attaques dans le dos, 
Et infiltrations, 
Mais lorsqu'on s'en prendra à l'un, 
Saura l'autre qui fera plus ou moins bien le lien, 
Ainsi s'éternise le poids des maux, 
Dans la rage du troupeau, 
Déformation des saisons, 
Programmation génétique, 
Manipulation électromagnétique, 
Métaux de liaison pour électrisation, 
Système immunitaire en perdition, 
Maladies dégénératives, 
Comportements sous pulsions, 
Et fréquences négatives... 

Longtemps... 

Marche prosaïque, 
Et Jazz pléthorique, 
Pour un marasme prophétique, 
Au centre d'un cauchemar économique, 
Divagation et spasmes névralgiques, 
Digression énigmatique, 
Mais pas de panique, 
Niké aussi nique... 

Longtemps... 

Longtemps les montagnes grandissent, 
Les étoiles brillent, les planètes tournent autour, 
Dans le cosmos s'étirent les galaxies, 
Longtemps les humains regardent avec humour, 
Partent en vrille et dépérissent, 
Fuient la vie et défilent dans du velours, 
Palabrent et jouent avec la psychologie, 
Longtemps ils peuvent saisir le bonheur, 
Mais ils s'entretuent en se croyant philosophes, 
Et c'est l'amour qu'ils apostrophent... 

Longtemps... 

Les grains se sont accumulés, 
Dans le sablier, 
Puis il s'est retourné, 
Puis il s'est retourné...

© Ituh Pélo.

J’ai écrit ce texte que je souhaite partager, j’en autorise donc la copie à condition qu’il soit fait mention de la source, bien entendu, merci.

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