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L’être mots

Une trace se dépose,
Sur la surface,
L’instant se décompose,
Une envolée de paperasse,
Comme des oiseaux migrateurs,
Voyageant à tout horaire,
En formations particulières,
Laissant briller les yeux rêveurs,
Leur cédant de temps en temps,
Quelques plumes aux diverses couleurs,
Venant parfois se rassasier,
Sur les branches d’un Cerisier,
Lorsqu’ils sont fatigués des Bouleaux,
Survolant les jardins,
Quand il fait beau,
Avant de disparaître,
Se réfugier sur un Sapin,
Ou dans une forêt de Hêtres…

L’aspect se démultiplie,
Dans tous les sens,
Alimentant l’effet de pluie,
La prise de conscience,
L’appui d’une entité,
Vouée à l’unité,
Présentée,
Dans une réalité,
Exprimée,
À travers l’intemporalité,
C’est instinctif,
Et répétitif,
L’irrégularité s’inscrit,
Sur la symétrie,
Avec une dysharmonie mélodieuse,
Renversant les idées préconçues,
Des chants strictes et mécaniques,
Des pensées binaire et unique,
Par une étrange valse incongrue,
Une échappée en danseuse,
Improvisée comme à l’accoutumée,
Enfin, en apparence seulement,
Ce n’est ni la même portée,
Ni les mêmes mouvements,
Selon la tasse & le thé,
Les dessins sont différents…

Un mot mort jusqu’à l’odeur,
Cloné par l’industrie,
Pour un langage sans valeur,
Agite des lèvres salies,
Tandis que coule la salive,
Le long des bajoues cannibales,
Dont les victimes se suivent,
Et se rassemblent vers la machine infernale,
Dans un tumulte de haine,
Aux conditions biens étudiées,
Les mauvaises habitudes s’enchaînent,
Et la majorité perd pied,
Tout est méticuleusement mis en scène,
Savamment orchestré,
Dans les coulisses,
Sommeillent quelques indices,
Des souris glissent,
Au moment propice,
Un chat fait vibrer des touches,
Pour ceux qui regardent danser les mouches…

Avec des lettres pour squelette,
Chaque terme vêt l’air d’une phrase,
Projetant l’être dans une fenêtre,
Semblant de rien l’espace s’efface,
Progressivement se révèle l’emphase,
Le drame d’une montagne de défauts,
Emprisonnés par la mine d’un stylo,
Inventé sur ce piège de glace,
Miroitant l’imperfection délicate,
Des pétales usées qui s’échappent,
Au petit vent qui vient les bercer,
Loin de la logique efficace,
Elles s’en vont porter,
Tapies volant leur dernier baiser…

© Ituh Pélo.

J’ai écrit ce texte que je souhaite partager, j’en autorise donc la copie à condition qu’il soit fait mention de la source, bien entendu, merci.

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