Nous l’appellerons Terre

Autrefois loin d’ici,
Et sous d’autres formes,
Vivaient le jour et la nuit,
Dans une harmonie hors norme,
S’aimaient Soleil et Lune,
Au milieu des licornes,
Entrelaçant fortune,
Et miséricorde,
Dans un reste de feu,
Aux tisons rougeoyants,
Doux et chaleureux,
Abreuvés par le vent,
Remontant en zigzag,
Le long d’une forêt vierge,
Cachant en son siège,
Un lac empli de calme,
Reflétant le paysage,
Sans la moindre vague,
Offrant parfait présage,
Au couple d’amoureux,
Qui espéraient patiemment,
En ce jour radieux,
La venue d’un nouvel élément,
Une fille prophète,
Source infinie de vie,
Une merveilleuse planète,
Future reine de la galaxie,
Débordante d’amour,
Pour tout ce qui l’entoure…

Tout était préparé,
Pour accueillir l’enfant,
Fille de la voie lactée,
Dans les bras du néant,
De lointaines constellations,
Pour la rassurer dans ses sommes,
Lui apportant consolation,
Veillant à ce qu’elle reste en forme…

Un petit ours,
Et puis un grand,
Suivraient sa course,
Et ses mouvements,
Tandis qu’un lion,
Fidèle et brave,
Assurerait sa protection,
La libèrerait de toute entrave,
Un puissant taureau,
Lui donnerait force et courage,
En cas de fléau,
Serait son point d’ancrage,
Elle pourrait s’allier à Chiron,
Qui en cas de détresse,
Ou bien de douloureux poison,
Lui apporterait sa sagesse,
Calmerait ses sombres émotions,
Avec délicatesse,
Et puis si elle venait à se faire trahir,
Pégase saurait s’en souvenir,
A coups de tonnerre,
Et vifs éclairs!

Elle serait donc bien entourée,
En plus de multiples lumières,
Et sources enchantées,
D’innombrables prières,
Et d’ingénieuses fées…

Les deux astres étaient aux anges,
Lorsque l’instant approchait,
La promesse de leur mélange,
Au grand jamais,
Ne fût si pure,
Apaisant l’univers entier,
Dans l’image de ce futur,
Qui voulait tant briller,
De toutes les histoires,
Celle là serait la fable,
De tous les hasards,
Celui ci le plus improbable…

Soudain émergea furtivement une subtile mélodie,
Pourvue de splendides louanges à l’égard de ce prochain paradis,
Envahissant chaque recoin de l’espace,
Activant chaque être dans la grâce,
Leur révélant l’heureux évènement,
Et les conviant à rencontrer la descendante,
Les arrivées se firent donc croissantes,
Il y eut énormément de déplacement,
Ce qui rendait puissante la chose,
Dans cette assourdissante apothéose…

Un moment le silence s’installa,
Voilant l’ensemble de tous les mondes,
Puis les regards des deux auras,
Se croisèrent,
Ils devinèrent,
Cette planète à peu près ronde,
Ralliant les différentes couleurs,
Les nuances d’ombres et de lueurs,
Les divers degrés de contraste,
Entre chaque corps, chaque masse,
Rassemblant l’abstrait, des idées, des pensées,
De l’imagination, de l’invention,
Et le concret, de la réalité, des facultés,
De la constatation, de l’action – réaction,
Unissant esprit et matière,
Dans ce tout, empreint de dualité,
Et sans un mot… Naquit dans leurs pensées,
Le vocable dont ils allaient la baptiser,
Puis de pair ils murmurèrent :

« Nous l’appellerons Terre »

© Ituh Pélo.

J’ai écrit ce texte que je souhaite partager, j’en autorise donc la copie à condition qu’il soit fait mention de la source, bien entendu, merci.

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